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vendredi 24 mai 2013

ce n'est pas une nouvelle, mais c'est parti pour les beignets de fleurs d'acacia et autres délices à base de fleurs comestibles


Ca y est, le printemps a l'air d'avoir pris son envol, malgré la température peu élevée pour la saison. Du côté des cueilleurs, en ce moment, il est difficile de savoir où donner de la tête. Moi, la mienne est dans le boulot, même si je ne suis pas à Paris, la preuve, je suis derrière mon ordinateur, tandis que mouettes et goélands tournoient autour de la maison à rendre fou le chat qui est privé de sortie pour cause terrain inconnu pour lui, je n'ai pas encore pris le temps de l'emmener en reconnaissance ! Je m'accorde juste un petit moment de détente pour visiter quelques blogs amis, pas forcément lecteurs et/ou visiteurs ici. Et j'en profite aussi pour dépoussiérer un peu ce blog, dont j'essaie de modifier progressivement le concept afin de le rendre moins répétitif. Je souris en regardant les premiers billets... Même si j'ai pris rapidement la mesure du sujet, je n'arrivais pas à adopter le ton juste pour ce genre de blog. Je ne dis pas que je n'ai pas d'efforts supplémentaires à fournir, mais je crois que maintenant j'écris mes billets avec plus de plaisir, sans arrière-pensée, c'est-à-dire sans interrogation sur l'utilité ou la non-nécessité d'un tel partage ainsi que sur ses limites : je diffuse simplement en toute modestie mes connaissances telles que je les ai acquises, par l'oralité, dans mon enfance, de mes institutrices qui m'emmenaient le dimanche, avec la permission de mes parents, en balade dans notre campagne bourbonnaise, et par l'approfondissement que j'y ai apporté grâce à mes lectures ou documentations diverses quand j'ai eu à aménager mes   balcons ou jardins d'abord en IDF, puis en Bretagne, ces derniers ayant été laissés à l'abandon depuis si longtemps lors de leur reprise en main. Curieuse de nature, j'avais recensé toutes les plantes et fleurs que j'avais pu y trouver pour connaître au moins leur identité afin de les nommer quand j'en parlais à mes nouveaux voisins, pour qui, tout cela n'était que de "lousou" (ou louzou), des "mauvaises herbes" à nettoyer sans ménagement ! C'est ainsi que j'ai découvert le compagnon rouge, le nombril de Vénus, la pariétaire, l'épiaire des bois, la porcelle, la centhrante, la grande berce, de belles sauvages dont j'apprendrai, belle surprise pour ma mémoire de l'homme-cueillette pas totalement disparue, qui n'avait pas manqué d'ailleurs de remarquer chénopode blanc, moutarde noire, oseille se mêlant aux premières, qu'elles sont comestibles, les unes et les autres côtoyant allégrement les soucis, les giroflées,  pour égayer mes pentys en restauration qui disparaissaient sous les hautes herbes. Certes, le terrain est maintenant défriché et planté, mais j'y retrouve toujours quelques petites sauvages qui se sont ressemées et que je laisse s'épancher le temps d'une saison, et ce n'est pas pour me déplaire. Depuis longtemps, je n'ai pas fait de nouvelles découvertes, cela me laisse le loisir de réviser un peu ce blog, et de publier de nombreux billets que j'ai sous le coude pour beaucoup de plantes que je n'ai pas encore eu l'occasion de tester en cuisine, sauf à seulement goûter leur saveur pour la décrire (*). Cueillir est une chose (surtout en photos !), cuisiner en est une autre. Je n'ai pas forcément la disponibilité nécessaire pour expérimenter des recettes et vous en faire part, même si l'idée est là quand je passe à côté de plantes intéressantes.
Désormais, je n'attendrai pas forcément d'avoir une recette intéressante à publier avant de faire un billet descriptif de la plante au bon moment, c'est-à-dire à la saison où elle est idéale à récolter. Sinon, il faut patienter un an, et, entre-temps la photo atterrit dans ma banque d'images et je l'oublie ! De toute façon, dans l'ensemble, il n'y a rien de nouveau dans mes ("non")-recettes, il s'agit juste de suggestions pour les cuisiner, car, en dehors de la pâtisserie ou des confitures qui demandent une certaine grande rigueur dans les proportions d'ingrédients à utiliser, la cuisine salée, elle, laisse libre cours à toute improvisation, imagination ou fantaisie, pourvu que, avec tant soit peu d'inspiration à partir de quelque principes de base, chaque cuisinier connaît, le goût soit au bout !
Aujourd'hui, je veux juste vous rappeler que c'est la pleine floraison des fleurs d'acacia, profitez-en, la saison est courte !
L'acacia, ou plus exactement le robinier ou faux-acacia) (Robinia pseudoacacia) n'a pas besoin d'être présenté, c'est un arbre ou arbuste que tout le monde connaît, tellement il est présent partout, envahissant même, vivant en général en colonie. Son écorce est foncé, ses tiges munies d'épines acérées, très agressives, attention ! Il me plaît énormément mais je suis sûre que je n'en planterai pas chez moi ! J'aime le vert tendre de son feuillage aux feuilles composées de nombreuses folioles disposées de part et d'autre de la nervure centrale, ses belles grappes de fleurs pendantes, blanches, à odeur de miel, qui rappellent celles de la glycine, un arbre de sa famille. Et, surtout, j'adore le goût desdites fleurs, dont je fais souvent des beignets au printemps, j'en profite un maximum en transformant ses fleurs en délices variés : beignets, omelette sucrée, gâteau, sirop, gelée (toutes recettes que vous trouverez déjà publiées, v. dans les libellés au mot "acacia").
ATTENTION : en dehors de ses fleurs comestibles, les autres parties de l'acacia sont toxiques. Et il ne faut pas le confondre avec le cytise à fleurs en grappes jaunes, très toxique.


Beignets de fleurs d'acacia en présentation chic pour un dîner choc !
Pour ces beignets, je préfère une pâte très légère afin de préserver au maximum le parfum délicat de ces fleurs. Comme je n'ai pas réussi à retrouver de mémoire la recette de ma mère, j'en 'ai testé plusieurs, celles des livres de cuisine, celles des copines, chef ou pas chef, et j'opte désormais pour mon meilleur résultat ci-dessous :
PATE à BEIGNETS
(pour une trentaine de beignets "grappe entière") :
- 4 càs bien bombées de farine
- 2 càs rases de maïzena
- 6 càs de sucre glace (ou plus selon goût)
- 1 oeuf
- 20 cl de bière sans alcool
- 10 cl de lait
- 1 pincée de sel
Mélanger le tout pour obtenir une pâte bien lisse à laisser reposer au moins 1 heure.
Faire les beignets en trempant les fleurs par la queue dans de l'huile très chaude mais pas brûlante.
Servir les beignets avec du sirop d'érable ou du miel liquide, et, pour ceux qui aime (moi, moi !) de la crème fraîche."
Ainsi préparée, ma pâte enrobe juste les fleurs, est légèrement croustillante, ne masque pas le goût fin des fleurs et n'est pas bourrative.

   

Omelette sucrée à la fleur d'acacia
En beignets ou en omelette, je sers avec du sirop d'érable ou du miel liquide, et, pour ceux qui aime (moi, moi !), je mets toujours une petite jatte de crème fraîche en prime ! Avec le gâteau, une boule de glace à la vanille ou au citron convient bien.

 
 
 
(*) le plus simple pour goûter rapidement une plante sauvage comestible à consommer cuite, est de la faire bouillir dans un peu d'eau, ainsi on teste sa saveur qui permettra ensuite de l'accommoder de diverses façons en cuisine salée, ou sucrée pour celles qui s'y prêtent. Pour les plantes qu'on peut consommer crue, ne pas hésiter à les mâcher nature, sans rien !
 
 

lundi 28 mai 2012

confiture de fleurs de sureau, gelée de fleurs d'acacia et, en prime, un gâteau à la fleur de sureau

Partie cueillir des fleurs d'acacia pour en faire des beignets, mes premiers de l'année, quel ne fut mon dépit de trouver tous les arbres déjà quasiment défleuris ! J'ai pu récolter juste une cinquantaine de grappes encore odorantes. En revanche, le sureau est en pleine floraison, magnifique, le bois embaume de son odeur que certains trouvent très entêtante mais que, perso, j'aime beaucoup. J'ai cueilli une soixantaine de corymbes pour tenter une confiture de fleurs de sureau. Dans la foulée, j'ai également transformé la cueillette de fleurs d'acacia en confiture. Mes deux confitures ont pour base un jus d'agrumes (citron pour le sureau, pamplemousse et citron pour l'acacia), je les préfère en effet à la pomme, trop douce à mon goût. Je me suis inspirée de ma confiture d'orange amère (pour la recette, cliquer ICI, blog sur lequel vous trouverez début juin un billet spécial confiture).


Embellir les pots avec des étiquettes personnalisées
participe aussi du plaisir de faire des confitures.
PREPARER LES FLEURS
(voir photos)
- rincer les corymbes (sureau) ou grappes (acacia) à l'eau claire, bien égoutter et laisser sécher un peu,
- égrapper les fleurs (acacia) ou les couper (sureau) pour enlever le maximum de tiges,

- réserver un bol de pétales seulement sans les pistils et/ou parties vertes
 

PREPARATION ET PRECUISSON DES AGRUMES ET DES FLEURS
  • bien brosser les agrumes, les rincer,
  • les couper en deux pour en extraire le jus, à réserver,
  • prélever les restes en gardant quelques zistes (peau blanche) ainsi que toutes les membranes et les pépins, couper grossièment en morceaux ces chutes,
  • mettre les morceaux dans une marmite en couvrant d'eau froide à niveau+2cm, à partir de l'ébullition baisser le feu à "moyen", cuire environ 15 mn, puis ajouter les fleurs, poursuivre la cuisson 5 mn, éteindre le feu et laisser tiédir ;
  • filtrer ce jus, l'ajouter au jus pur réservé,
  • ajouter 750 g (1 kg maxi) de sucre cristallisé par litre de jus mélangé,
  • remuer pour faire fondre le sucre, laisser macérer 2 heures au moins.
CUISSON FINALE
  • verser la macération dans la bassine à confiture,
  • porter à ébullition, cuire environ 10 mn jusqu'à ce que le sucre devienne sirupeux après évaporation de l'eau,
  • ajouter les pétales de fleurs et poursuivre la cuisson encore environ 10 mn, jusqu'à prise en confiture
  • mettre en pot à chaud.
ATTENTION : chaude, la confiture ou gelée d'agrume paraît toujours liquide, à l'oeil, à l'inverse d'une confiture avec beaucoup de pulpe de fruit. La meilleure méthode empirique en ce qui me concerne, laquelle ne m'a jamais trahie, c'est celle de la louche retournée : plonger la louche dans la bassine, la remonter et renverser, si les dernières gouttes s'élargissent et retombent lentement ou restent accrochées au bord de la louche, c'est bon, on peut arriver la cuisson et mettre en pot, la confiture est prise !

NB : je cuisine toujours au pif. Ici, j'ai utilisé :
Pour la confiture de fleurs de sureau
12 citrons moyens,
1,5 l d'eau,
1,500 kg de sucre,
1 cinquantaine de corymbes de fleurs.
J'ai obtenu 6 pots de 375 g.
Pour la confiture de fleurs d'acacia
6 gros pamplemousses
6 citrons jaune
1,5 litre d'eau
1,7 kg de sucre
1 cinquantaine de grappes de fleurs.
J'ai obtenu 8 pots de 375 g.

  

La confiture de fleurs de sureau est délicieuse, j'aime vraiment cette fleur en sirop, en gâteau. J'apprécie son goût et son parfum qui me rappellent tous deux... le litchi. La recette ci-dessus est satisfaisante.
Ma confiture d'acacia peut être améliorée : c'est la fin de saison pour les agrumes (même si on en trouve toute l'année), mes pamplemousses manquaient d'acidité et de pectine dans les peaux, un peu trop vieilles ! En outre, je n'avais pas assez de fleurs d'acacia. Je ferai mieux... l'année prochaine, trop tard pour cette année dans mon coin !
      
L'acacia et le sureau sont des arbustes communs (vous avez d'autres photos sur mes billets précédents). Ci-dessus, fleurs et feuilles du sureau noir, celui qu'on utilise pour sa comestibilité. Pour voir sa fiche cliquer ICI, vous y trouverez une description détaillée et plein d'idée de son utilisation, de la fleur jusqu'aux baies, ainsi que de nombreuses photos.
Encore une recette de gâteau facile ci-dessous :
Gâteau à la fleur de sureau
  • 6 oeufs, jaunes et blancs séparés
  • 4 càs bombées de sucre cristallisé
  • 2 càs bombée de farine
  • 1 pincée de sel
  • 2 pommes coupées en lamelles fines
  • 4 à 6 corymbes de fleurs de sureau rincées, séchées et débarrassées des parties vertes
  • un peu de beurre pour le moule
- enduire le moule avec un peu de beurre fondu, laisser refroidir
- battre les jaunes d'oeuf avec le sucre jusqu'à blanchiment
- ajouter la farine par petites touches, bien mélanger
- monter les blancs en neige ferme
- mélanger les deux appareils
- ajouter au mélange les fleurs de sureau en les répartissant bien
- verser un peu de pâte dans le moule,
- répartir les lamelles de pommes
- verser le reste de la pâte
- enfourner 45 mn à 180°
- démouler et laisser refroidir avant de décorer.
  
Entre le flan et le clafoutis, ce gâteau est vraiment facile à réaliser et délicieusement parfumé. Quant au goût, la pomme se marie merveilleusement bien avec la fleur de sureau. Pour l'acacia, j'ai déjà publié une recette de gâteau du même genre, sans pomme. J'ai une préférence pour la fleur de sureau.

jeudi 27 mai 2010

acacia (sirop de fleurs)

Heureusement que, avant la chute des températures et la pluie, j'ai pu faire une belle récolte de fleurs d'acacia. Outre leur utilisation habituelle en beignets, j'en ai fait des gâteaux, et comme c'est Roland Garros en ce moment, j'en ai profité pour joindre l'utile à l'agréable tout en déculpabilisant de rester scotchée devant le petit écran, en préparant quelques fleurs en vue de leur transformation en sirop. Le travail de séparer les pétales des pédoncule et pistil est en effet très fastidieux et prend beaucoup de temps : pour un grand saladier contenant environ 100 grappes de fleurs, cela m'a pris presque trois heures ! Autant se mettre un DVD avec un film, avec beaucoup de dialogues de préférence et pas trop captivant car vous n'aurez pas trop l'occasion de lever les yeux ! Pour ma part, je ne peux pas dire que j'ai regardé le tennis, j'ai juste aperçu l'insolite tenue de Vénus Williams. Bof, bof... Il n'y a pas de quoi en faire des gorges chaudes, mais paraît que si !
Mais revenons à ce bel arbuste dont j'ai déjà abondamment parlé dans mes précédents billets sur lui, l'acacia (Robinia Pseudoacacia L.). En réalité, il s'agit ici du faux-acacia, son vrai nom est "robinier", mais il est improprement connu sous le nom de « acacia », étant précisé que le vrai acacia est le mimosa aux petites fleurs jaunes en minuscules pompons, l'un et l'autre étant surveillés de près comme invasifs.


 
C'est un arbre qui peut atteindre +25 mètre de hauteur. Alors n'oubliez pas votre échelle, ou cherchez-en un à votre hauteur, il y en a, heureusement, sinon je n'en mangerais jamais !!!
DESCRIPTION :
Arbre épineux de haute futaie originaire de l’est de l’Amérique du Nord, à fleurs blanches en grappe très parfumées. Son bois de très bonne qualité est très largement exploité dans différents domaines, notamment en construction navale. ATTENTION, seules ses fleurs sont comestibles, les graines ainsi que le reste de la plante sont toxiques. Et il n'est pas conseillé non plus de consommer ses fleurs crues en grosses quantités, elles peuvent ainsi se révéler vomitives.
UTILISATIONS CULINAIRES : 
Les fleurs sont délicieuses en beignets, en gâteau, en sirop…
On peut également les utiliser en plats salés, en omelette, plat de poissons blancs... Enfin, à vous de faire jouer votre inventivité en la matière.
Ma recette de sirop de fleurs d’acacia pour 1 litre de sirop
- 1l d’eau pure
- 1kg de sucre cristallisé
- 100 grappes de fleurs
- 2citrons frais sans l'écorce mais avec le ziste (peau blanche)

Il faut quand même beaucoup de patience et de temps pour séparer les pétales des pédoncule et pistil, avant d'en obtenir un grand saladier ! Heureusement que ces fleurs sentent vraiment bon, une odeur qui me rappelle beaucoup celle du jasmin. Toute la maison embaume de ce parfum suave pendant quelques jours.
préparation et cuisson
- enlever les pédoncules et pistils des fleurs pour ne garder que les pétales
- faire macérer ces pétales dans l’eau mélangée au sucre, avec les citrons coupés en morceaux, au frais, pendant 2 ou 3 jours,
- le jour de la cuisson, mettre dans la bassine à confiture (ou autre ustensile de cuisson), porter à ébullition puis cuire à feu assez vif pendant 20 mn,
- filtrer et mettre en bouteille stérilisée au préalable (j’utilise des bouteilles à vis : une fois la bouteille remplie, je ferme et la retourne jusqu’à complet refroidissement, ce qui permet de finir la stérilisation si on n’a pas pris les précautions nécessaires au départ).
Avec la quantité d'ingrédients susvisée, j'ai obtenu exactement un litre de sirop. En principe, il devrait se garder assez longtemps, mais j'avoue que je ne suis pas une fan de sirop et je n'ai guère eu l'occasion d'en faire assez pour savoir s'il tenait plus d'un an ! En me basant sur le principe de mes confitures que je fais et mets en pot de la sorte et qui ne moisissent quasiment jamais, même au bout de trois ans (il y en a comme ça, qui restent au fond des placards, alors que d'autres partent à une allure hallucinante !), je ne devrais pas avoir de mauvaise surprise. Ce serait plus judicieux d'en faire dans des bouteilles de moindre contenance, car une fois ouverte, on doit savoir qu'il vaut mieux conserver au frigo.
Voilà, il ne reste plus qu'à créer vos étiquettes et à les coller sur la bouteille (c'est le moment que je préfère !). 
ATTENDRE quand même une bonne semaine avant de consommer ! Diluée avec de l'eau fraîche, en boisson désaltérante l'été, c'est très bon ! Ce sirop étant assez épais, on peut en arroser des gâteaux, telles les crêpes, par exemple.
*****

mardi 25 mai 2010

gâteau aux fleurs d'acacia



Ca y est, les robiniers (le faux-acacia puisque le vrai c'est le mimosa, tous deux dits invasifs, surtout le second qui devient une plaie dans les forêts méditerranéennes) sont en fleurs. Et quelles fleurs, des grappes magnifiques, délicieusement odorantes, dont le parfum me rappelle un peu le jasmin. Aujourd'hui, une recette toute simple : un gâteau que je fais quand je n'ai pas le temps de faire des beignets (ici), et vous aurez plus également plus de renseignements sur ce bel arbre.
INGREDIENTS pour grand moule :
- 50 grappes de fleurs égrappées
- 2 oeufs (jaunes et blancs séparés)
- 2 càs de farine
- 2 càs de maïzena
- 4 càs de sucre semoule
- 1 càs de sucre glace
- quelques gouttes de jus de citron
- un peu de beurre fondu pour le moule
PREPARATION ET CUISSON :
- mélanger les jaunes d'oeuf et le sucre pour faire mousse
- ajouter la farine en mélangeant au fouet à main
- ajouter la maïzena
- ajouter les blancs d'oeuf monté en neige ferme, en deux étapes : un peu au départ pour détendre un peu le mélangen puis le reste, en mélangeant doucement au fouet à main pour obtenir une pâte bien homogène
- ajouter les fleurs et bien les répartir dans le mélange
- verser dans le moule et cuire à 180° pendant environ 40mn. Laisser tiédir avant de démouler. Décorer avec des fleurs d'acacia.

*****

lundi 25 mai 2009

acacia, j'en redemande !

L'acacia, j'en redemande ! Malgré son agressivité apparente et avérée si on ne prendre garde à ses épines longues, dures et acérées - mais au moins il annonce la couleur, pas comme les orties qui, en ce moment m'ont largement dépassée d'une bonne tête (j'en ai vu qui faisaient presque deux mètres de haut !) et qui m'ont bien agressée hier alors que j'avais trop chaud et que j'avais tombé le gilet pare orties !) -, l'acacia, décidément, est un arbre qui me plaît énormément. J'aime le vert tendre de son feuillage aux feuilles composées de nombreuses folioles disposées de part et d'autre de la nervure centrale, ses belles grappes de fleurs à odeur de miel, qui rappellent celles de la glycine, un arbre de sa famille. Et, surtout, j'adore le goût de ses fleurs, dont je fais souvent des beignets au printemps, la saison est très courte, j'en profite un maximum !
Beignets d'acacia en grappe entière
servis avec du sirop d'érable






PATE à BEIGNETS
(pour une 30aine de beignets grappe entière) :
- 4 càs bien bombées de farine
- 2 càs rases de maïzena
- 6 càs de sucre glace (ou plus selon goût)
- 1 oeuf
- 20 cl de bière sans alcool
- 10 cl de lait
- 1 pincée de sel
Mélanger le tout pour obtenir une pâte bien lisse à laisser reposer au moins 1 heure.
Faire les beignets en trempant les fleurs par la queue dans de l'huile très chaude mais pas brûlante.
Servir les beignets avec du sirop d'érable ou du miel liquide, et, pour ceux qui aime (moi, moi !) de la crème fraîche."

samedi 23 mai 2009

acacia



Fleurs d'acacia égrappées pour faire des beignets en bouchée, comme sur la photo ci-dessous

Bouchées de fleurs d'acacia au sirop d'érable


Vous connaissiez tous le bois d'acacia, jaune-brun, presque imputrescible (moins que le teck), très recherché, notamment pour la fabrication de piquets de vigne ou de clôture. Vous connaissez aussi tous son odeur de miel pour être passés, lors de vos promenades, à côté (c'est un envahisseur, il y en a sur tout notre territoire national en basse altitude) lorsqu'il est en pleine floraison. Les gourmands connaissent aussi le "miel d'acacia", qui n'est qu'une appellation tolérée pour certains miels même s'ils ne sont pas d'acacia pur ! C'est compliqué, hein, la réglementation en matière d'étiquettes !

Ce bel arbre nous vient des grands espaces canadiens.

Et vous savez aussi qu'il n'a d'acacia... que le nom ! Décidément, tout est faux, chez ce bel arbre qui plaît tant ! En effet, le vrai acacia est le mimosa (un autre envahisseur, c'est même cata dans le midi !), ce merveilleux arbre à fleurs jaunes qui sent aussi très bon. Quant à notre faux-acacia, son vrai nom est le robinier, du nom des frères Robin, gentilshommes jardiniers du roi Henri IV, qui l'ont introduit en France en 1601. Le nom du genre a été dédié par Linné à Jean, qui était également botaniste, ainsi qu'à son fils Vespasien, botaniste aussi. Le premier arbre introduit est toujours visible au jardin des Plantes, où il a été transplanté de la place Dauphine, son lieu de plantation d'origine. Il a fourni beaucoup de "bébés" car c'est une plante fort drageonnante. Je ne vais pas vous saouler avec mes connaissances sur cette plante, Internet est là pour le faire bien mieux que moi. Mais, comme je l'ai dit en avant-propos, j'en parle parce que c'est un arbre que j'aime bien et dont je consomme les fleurs. En ce moment-là, c'est la pleine floraison. Je ne me lasse pas de son odeur ni de son goût, sans compter sa beauté. Tout pour me plaire, à tel point que j'en mettrais bien un dans mon jardin breton. Mais bien réfléchir avant, car si ça drageonne partout, les paysans du coin ne seraient peut-être pas d'accord ! Déjà qu'ils coupent tous les sureaux, à ma grande déconfiture !

Pour la cueillette des fleurs destinées à la cuisine, choisir les grappes bien développées mais pas en train de faner. C'est facile, il suffit de secouer légèrement la grappe, si les fleurs tombent c'est qu'elles sont dans la phase descendante, inutile de les cueillir. La tige est assez coriace, je les coupe avec des ciseaux. Eviter de cueillir en bordure de route, c'est un sage conseil qui paraît inutile, mais souvent je vois des gens qui se précipitent sur les premiers acacias qu'ils voient au bord de la route ou chemin, alors qu'il suffit de s'enfoncer un peu dans les taillis des bois pour en trouver tout autant, sans doute un peu mieux préservés de la pollution des pots d'échappement... On peut toujours le croire.


Des recettes de beignets et autres utilisations pullulent sur les blogs culinaires. Pour ma part, je trouve qu'en fin de repas, les gens sont plutôt paresseux. Les beignets de grappe entières sont jolies, mais il faut les égrapper avec la bouche pour les manger et ça ne plaît pas à tout le monde de faire cela quand on n'y est pas habitué (imagninez faire ça avec la fourchette à gâteau, il faudra de toute façon y mettre les doigts !). Aussi, souvent, quand c'est pour des invités, je fais une omelette sucrée avec les fleurs égrappées, comme ci-dessus, ou, alors des petits beignets en bouchée (voir la deuxième photo de l'article) toujours avec les fleurs égrappées, que je sers avec du sirop d'érable (canadien !) quand j'en ai sous la main... Trop bon !

NB : Pour les recettes en détail, v. sur mon blog "cuisine(s) et dépendance(s)", message du même jour.
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