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lundi 30 mai 2016

sureau noir (réédition 2016 compilant plusieurs billets parus en 2009-2010, beignet de fleurs de sureau et gelée ou confiture de sureau)

 Parmi les fleurs en beignet, celle du sureau reste ma préférée.



Le billet d'origine, en date du 01/06/2009, a été réactualisé, avec de légères modifications et ajouts dans le texte. Toutes les photos d'extérieur sont extraites des anciens billets, elles avaient été prises au bois de Vincennes
J'adore cet arbuste, moins agressif que l'acacia, tout au long de sa végétation. On le trouve partout. Son tronc, assez fragile (en tenir compte lorsque vous tirez sur les branches pour cueillir), est recouverte d'une écorce qui présente des lenticelles liégeuses me rappelant... des taches de rousseur ! La moelle des tiges est dense et blanche ; enfants, les copains garçons fumaient celles-ci comme des gros cigares ! Le feuillage, d'un vert soutenu, se reconnaît facilement à ses feuilles pétiolées où cinq à sept folioles s'opposent. En pleine floraison, l'arbuste, avec ses corymbes de fleurs d'un blanc légèrement jaunâtre se détache bien dans son environnement végétal. Et quel bonheur de passer à côté, à cause de sa délicieuse odeur qui me rappelle certains fruits exotiques et en même tant... une pâtisserie ! Or, ceux qui n'aiment pas cet arbuste disent qu'il sent... mauvais, comme le pipi de chat !
Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas ! Il fallait voir la tête des derniers jardiniers intervenus à titre différent à la maison : l'un m'a regardée en pointant le seul sureau du terrain, malheureusement en plein vent et soumis de plein fouet au sel marin qui vient de la côte, "on l'enlève". "Euh... non, je le garde". "Ah bon". L'autre, après l'avoir quasiment démoli avec son engin et vu ma tête "on ne le garde pas...". Si !!! J'en ai même acheté un autre à la jardinerie pour le planter dans un endroit plus abrité ! Et de lui expliquer tout d'abord, avant de lui parler beignet et confiture, que c'est un arbuste qu'on aimait planter autour des habitations dans le temps, comme un porte-bonheur.
Sa propagation, grâce aux oiseaux, et même par bouture, n'est pas difficile, trop facile même, à tel point que, dans certains endroits, comme chez moi en Bretagne, par exemple, les paysans le coupent systématiquement car ils le trouvent très envahissant. Dommage, j'aime vraiment cet arbuste, ou même arbre, j'en ai vu de plus de six mètres de haut, qui est beau, gracile, agréablement odorant selon moi, et généreux dans la cuisine : ses fleurs se consomment en beignet, elles peuvent aussi aromatiser des vins préparés comme liqueurs, ou encore finir en sirop. De même que ses fruits, très riches en pectine, ce qui facilite, par l'apport d'un peu de son jus, à la saison des mûres, la prise en confiture de ces dernières. Seuls, j'en fais de superbes gelées d'une couleur fuchsia magnifique, avec un temps de cuisson très court compte tenu de cette richesse en pectine qui permet d'atteindre le point de gélification très rapidement, ce qui préserve la saveur des baies. Pour ma part, je n'en fais que des gelées car je n'utilise pas les graines dont, à forte dose, certains auteurs font remarquer la toxicité. De toute façon, dans l'ensemble, mes amis préfèrent la gelée, et comme mes confitures sont souvent destinées à être distribuées, c'est plus simple comme ça, tout le monde est content !


Ca y est, j'ai réussi à faire une pâte à beignet presque aussi légère que celle de feue ma "mômôn". Je n'ai pas mis de lait (c'est ce qui rend la pâte "lourde"), mais seulement de l'eau et de la bière, et j'ai remplacé la maïzena par la fécule de pomme de terre. Résultat, une pâte super légère et bien croustillante, comme j'aime.
Pâte à pour une 30aine de beignets de fleur de sureau
- 4 càs bombées de farine
- 2 càs bombées de fécule
- 4 càs de sucre glace
- 1 oeuf
- 20 cl de bière
- 10 cl d'eau
- une pincée de sel.
Mélanger le tout. Les quantités de liquide sont un peu approximatives, le but étant d'obtenir une pâte assez lisse, onctueuse, pas trop coulante ni trop épaisse... De même pour le sucre, c'est selon le goût de chacun. Pour ma part, je ne sucre pas trop. LAISSER REPOSER la pâte au moins deux heures avant cuisson.
  • DETACHER éventuellement en fragment les très grosses corymbes de fleurs après les avoir lavées.
  • FAIRE CHAUFFER de l'huile à friture dans une poêle assez profonde
  • TREMPER les fleurs par la tige quelques minutes dans la friture
  • SERVIR chaud, avec, éventuellement une coupe de miel ou de sirop d'érable, ou encore simplement saupoudrer de sucre glace.
Pour l'amateur de thé que je suis, ces beignets à l'heure dite est une pure gourmandise avec un darjeeling, un Orange valley, par exemple. Ou même un thé légèrement fumé genre Souchong... Bon, ça va être l'heure, sauf que j'ai pas de beignets sous la main, zut alors...
Voici la superbe gelée de baies de sureau
 
Avant de vous donner ma recette de gelée, quelques photos pour vous permettre de repérer l'arbuste en fruits dans la nature.
Les corymbes de fleurs se sont transformées en baies, ici mûres à point, d'un beau noir luisant, c'est à ce stade que je les cueille pour ma gelée. En revanche, la baie crue est assez "nauséeuse", c'est-à-dire pas du tout agréable à manger !

On trouve des sureaux de belle taille, certains ont des allures d'arbre assez impressionnantes. Ce n'est pas le cas de celui-ci, photographié en Idf. Or j'en ai vu qui faisaient plus de 7 mètres de haut, avec une belle envergure et un "tronc" d'un bon diamètre...

 Sur cette photo, les baies étaient encore assez vertes.


Pour mémoire, voici l'arbuste en fleurs au printemps.

gelée rustique de baies de sureau

- baies de sureau
- sucre cristallisé
- jus de citron

- laver les grappes, les égoutter puis les égrapper à la main ou à la fourchette (je trouve plus rapide à la main) ;
- passer au presse-purée grille fine, pour laisser passer un peu de pulpe mais pas les graines (*) ;
- ajouter le sucre à raison de 750 g et le jus d'un petit citron pour 1 litre de jus de sureau,
- laisser macérer 1 heure ou plus (facultatif) ;
- cuire dans la bassine à confiture jusqu'à prise en gelée (**), méthode empirique dite "à la nappe" (la préparation nappe la cuillère sans retomber en gouttes liquide dans la bassine) ; ça prend environ 30 mn.
- mettre en pots à chaud.
(*) : les graines contenues dans les baies étant réputées toxiques à haute dose, je préfère ne pas les utiliser. Ma façon de faire a le mérite d'obtenir une gelée assez rustique proche de la confiture, les graines en moins...
(**) le sureau contient beaucoup de pectine, la gélification se fait donc assez rapidement et sans difficulté.
NB : je mélange souvent le sureau avec d'autres fruits sauvages qui mûrissent en même temps : cenelles (aubépine), mûres, et, en Bretagne, les prunelles que j'ai, très grosses, qui sont mûres (mais non blettes !) dès mi-septembre...
C'est un régal pour mes p'tits déj. le matin, sur un pain maison légèrement grillé et un bon thé !
Variante pour la confiture : on peut aussi, comme je le fais souvent, avant de passer au presse-purée, cuire les baies avec un jus de citron une dizaine de minutes, pour les faire éclater, c'est plus facile à presser. Ca diminue ensuite le temps de cuisson.
 



On dirait du caviar !!!
Et bien sûr, ne pas oublier ce délicieux sirop de fleurs de sureau...


 
... ou les gâteaux à base de fleurs de sureau ou de gelée...
(v. Libellés, pour les recettes)
*******

lundi 24 juin 2013

gelée de fleurs de sureau (réédition), et une suggestion de lecteur

Avec le temps frais qui se prolonge, on trouve encore de belles fleurs de sureau noir, je réédite donc ici ma recette de gelée de fleurs de sureau, qui semble intéresser beaucoup de lecteurs, dont Diable Moelleux qui m'a demandé des précisions. Je la simplifie par rapport à l'ancien post qui visait aussi les fleurs d'acacia, ce qui pouvait prêter à confusion (ah les maladresses de jeunesse de blog !!!). On sait que la saison est courte, et comme le temps passe vite, je profite de l'occasion pour vous faire part, en fin de billet, d'une suggestion de lecteur dont la recette est CLAIREMENT résumée en quelques lignes, ce que je ne sais pas faire !!!



La fiche descriptive de la plante se trouve ICI (cliquer sur le lien).
 
ma gelée de fleurs de sureau noir
étape par étape
pour 6 pots de 375g, j'ai utilisé :
  • 1 cinquantaine de corymbes de fleurs de sureau
  • 12 citrons moyens,
  • 1,5 l d'eau,
  • 1,500 kg de sucre
 
préparation des fleurs
  1. récolter des corymbes de fleurs de sureau bien épanouies,
  2. les rincer à l'eau claire et les sécher sur du papier absorbant,
  3. couper les fleurs de façon à supprimer un maximum de parties vertes (voir photo ci-contre, le trait blanc symbolise la coupe)
  4. (facultatif) : réserver un bol de pétales sans aucune partie vertes
(voir photo ci-contre : c'est un travail qui demande beaucoup de patience : ces pétales seront ajoutés en fin de cuisson à la gelée presque terminée, pour lui donner un peu de matière, plus de parfum et c'est joli à l'œil, mais la gelée n'en sera pas moins bonne si vous passez cette opération ; en revanche, si vous vous sentez d'attaque pour préparer toutes vos fleurs comme cela, la gelée n'en sera que plus fine !) 
 
 
première cuisson et macération
  1. bien laver les citrons, les presser, réserver le jus (jus1)
  2. prélever sur les citrons pressés les parties blanches ainsi que toutes les membranes et les pépins, couper le tout grossièrement en morceaux,
  3. mettre les morceaux de citron dans une marmite,
  4. ajouter l'eau à niveau+2cm,
  5. porter à ébullition puis cuire à feu moyen environ 15 mn,
  6. ajouter les fleurs, poursuivre la cuisson 5 mn,
  7. éteindre le feu et laisser tiédir,
  8. filtrer ce jus (jus2)
  9. mélanger le jus1 et le jus2,
  10. ajouter le sucre cristallisé, soit, par litre de liquide, 750 g à 1kg maximum, selon votre goût pour le sucre,
  11. remuer pour faire fondre le sucre, laisser macérer 2heures ou une journée
cuisson finale
  1. verser la macération dans la bassine à confiture,
  2. porter à ébullition, cuire environ 10 mn jusqu'à ce que le sucre devienne sirupeux après évaporation de l'eau,
  3. ajouter les pétales et poursuivre la cuisson encore environ 10 mn, jusqu'à prise en confiture
  4. mettre en pot à chaud.
NB : chaude, la confiture ou gelée à base d'agrume paraît toujours liquide à l'oeil, à l'inverse d'une confiture avec beaucoup de pulpe de fruit. La meilleure méthode empirique en ce qui me concerne, laquelle ne m'a jamais trahie, c'est celle de la louche retournée : plonger la louche dans la bassine, la remonter et renverser, si les dernières gouttes s'élargissent et retombent lentement ou restent accrochées au bord de la louche, c'est bon, on peut arriver la cuisson et mettre en pot, la confiture est prise !

La recette de Zanskarinde, que je trouve intéressante dans la mesure où, effectivement, la groseille est un des meilleurs fruits pour aider à la gélification car elle contient beaucoup de pectine et d'acidité, ces deux agents conjugués étant le secret d'un grand pouvoir gélifiant :
"J'ai fait l'an dernier de la gelée de fleur de sureau mélangée à de la gelée de groseilles blanche, avec en plus très peu de jus de citron, la gelée de groseille permet de faire prendre le jus de fleurs de sureau. Délicieux.
Ma recette : couper toutes les tiges vertes pour ne garder que les fleurs. les mettre dans une bassine, les recouvrir d'eau et les faire macérer 24H. Faire bouillir un certain temps, voir 30 à 45 minutes à feu fort pour faire évaporer puis égoutter, passer au chinois et mélanger au jus de groseilles blanche, préalablement filtré et passé au chinois. Peser le jus mélangé sureau et groseille. faire bouillir 10 mn puis verser le même poids de sucre tourner et 2/3 minutes après éteindre et mettre en pots, couvrir le lendemain...".
 
Je dédicace donc ce billet à Diable Moelleux et à Zanskarinde, merci pour leur fidélité à ce blog !

Nathalie, une lectrice, vous suggère :
"Si vous voulez récupérer les fleurs de sureau sans aucun pétiole et sans trop d'efforts, enfermez les corymbes dans un sac plastique et laissez les y toute la nuit. Le lendemain, les fleurs tomberont presque toutes seules de leurs tiges ;)"
 

lundi 28 mai 2012

confiture de fleurs de sureau, gelée de fleurs d'acacia et, en prime, un gâteau à la fleur de sureau

Partie cueillir des fleurs d'acacia pour en faire des beignets, mes premiers de l'année, quel ne fut mon dépit de trouver tous les arbres déjà quasiment défleuris ! J'ai pu récolter juste une cinquantaine de grappes encore odorantes. En revanche, le sureau est en pleine floraison, magnifique, le bois embaume de son odeur que certains trouvent très entêtante mais que, perso, j'aime beaucoup. J'ai cueilli une soixantaine de corymbes pour tenter une confiture de fleurs de sureau. Dans la foulée, j'ai également transformé la cueillette de fleurs d'acacia en confiture. Mes deux confitures ont pour base un jus d'agrumes (citron pour le sureau, pamplemousse et citron pour l'acacia), je les préfère en effet à la pomme, trop douce à mon goût. Je me suis inspirée de ma confiture d'orange amère (pour la recette, cliquer ICI, blog sur lequel vous trouverez début juin un billet spécial confiture).


Embellir les pots avec des étiquettes personnalisées
participe aussi du plaisir de faire des confitures.
PREPARER LES FLEURS
(voir photos)
- rincer les corymbes (sureau) ou grappes (acacia) à l'eau claire, bien égoutter et laisser sécher un peu,
- égrapper les fleurs (acacia) ou les couper (sureau) pour enlever le maximum de tiges,

- réserver un bol de pétales seulement sans les pistils et/ou parties vertes
 

PREPARATION ET PRECUISSON DES AGRUMES ET DES FLEURS
  • bien brosser les agrumes, les rincer,
  • les couper en deux pour en extraire le jus, à réserver,
  • prélever les restes en gardant quelques zistes (peau blanche) ainsi que toutes les membranes et les pépins, couper grossièment en morceaux ces chutes,
  • mettre les morceaux dans une marmite en couvrant d'eau froide à niveau+2cm, à partir de l'ébullition baisser le feu à "moyen", cuire environ 15 mn, puis ajouter les fleurs, poursuivre la cuisson 5 mn, éteindre le feu et laisser tiédir ;
  • filtrer ce jus, l'ajouter au jus pur réservé,
  • ajouter 750 g (1 kg maxi) de sucre cristallisé par litre de jus mélangé,
  • remuer pour faire fondre le sucre, laisser macérer 2 heures au moins.
CUISSON FINALE
  • verser la macération dans la bassine à confiture,
  • porter à ébullition, cuire environ 10 mn jusqu'à ce que le sucre devienne sirupeux après évaporation de l'eau,
  • ajouter les pétales de fleurs et poursuivre la cuisson encore environ 10 mn, jusqu'à prise en confiture
  • mettre en pot à chaud.
ATTENTION : chaude, la confiture ou gelée d'agrume paraît toujours liquide, à l'oeil, à l'inverse d'une confiture avec beaucoup de pulpe de fruit. La meilleure méthode empirique en ce qui me concerne, laquelle ne m'a jamais trahie, c'est celle de la louche retournée : plonger la louche dans la bassine, la remonter et renverser, si les dernières gouttes s'élargissent et retombent lentement ou restent accrochées au bord de la louche, c'est bon, on peut arriver la cuisson et mettre en pot, la confiture est prise !

NB : je cuisine toujours au pif. Ici, j'ai utilisé :
Pour la confiture de fleurs de sureau
12 citrons moyens,
1,5 l d'eau,
1,500 kg de sucre,
1 cinquantaine de corymbes de fleurs.
J'ai obtenu 6 pots de 375 g.
Pour la confiture de fleurs d'acacia
6 gros pamplemousses
6 citrons jaune
1,5 litre d'eau
1,7 kg de sucre
1 cinquantaine de grappes de fleurs.
J'ai obtenu 8 pots de 375 g.

  

La confiture de fleurs de sureau est délicieuse, j'aime vraiment cette fleur en sirop, en gâteau. J'apprécie son goût et son parfum qui me rappellent tous deux... le litchi. La recette ci-dessus est satisfaisante.
Ma confiture d'acacia peut être améliorée : c'est la fin de saison pour les agrumes (même si on en trouve toute l'année), mes pamplemousses manquaient d'acidité et de pectine dans les peaux, un peu trop vieilles ! En outre, je n'avais pas assez de fleurs d'acacia. Je ferai mieux... l'année prochaine, trop tard pour cette année dans mon coin !
      
L'acacia et le sureau sont des arbustes communs (vous avez d'autres photos sur mes billets précédents). Ci-dessus, fleurs et feuilles du sureau noir, celui qu'on utilise pour sa comestibilité. Pour voir sa fiche cliquer ICI, vous y trouverez une description détaillée et plein d'idée de son utilisation, de la fleur jusqu'aux baies, ainsi que de nombreuses photos.
Encore une recette de gâteau facile ci-dessous :
Gâteau à la fleur de sureau
  • 6 oeufs, jaunes et blancs séparés
  • 4 càs bombées de sucre cristallisé
  • 2 càs bombée de farine
  • 1 pincée de sel
  • 2 pommes coupées en lamelles fines
  • 4 à 6 corymbes de fleurs de sureau rincées, séchées et débarrassées des parties vertes
  • un peu de beurre pour le moule
- enduire le moule avec un peu de beurre fondu, laisser refroidir
- battre les jaunes d'oeuf avec le sucre jusqu'à blanchiment
- ajouter la farine par petites touches, bien mélanger
- monter les blancs en neige ferme
- mélanger les deux appareils
- ajouter au mélange les fleurs de sureau en les répartissant bien
- verser un peu de pâte dans le moule,
- répartir les lamelles de pommes
- verser le reste de la pâte
- enfourner 45 mn à 180°
- démouler et laisser refroidir avant de décorer.
  
Entre le flan et le clafoutis, ce gâteau est vraiment facile à réaliser et délicieusement parfumé. Quant au goût, la pomme se marie merveilleusement bien avec la fleur de sureau. Pour l'acacia, j'ai déjà publié une recette de gâteau du même genre, sans pomme. J'ai une préférence pour la fleur de sureau.

mercredi 16 juin 2010

sirop de sureau, c'est trop bon !!!

faisselle au sirop de sureau et framboises
Du coup, je passe mon temps à "goûter" mon pot échantillon qui ne va pas passer la semaine, j'en mets partout ! Vraiment, je trouve l'odeur et le goût de ce sirop délicieux. Simplement dilué dans de l'eau, c'est un vrai plaisir pour l'odorat et le palais, j'en boirais des litres ! Ce soir, c'était faisselle au sirop de sureau et framboises (en provenance du Maroc, pas mauvaises du tout). Dessert sans préparation, vite servi et vite englouti avec un oeil sur le but de cette petite équipe coréenne face aux superfavoris brésiliens, c'était réjouissant, en voilà un qui pourrait être vite promu ministre chez lui ! Vite fait, bien fait ! Vite... il faut le dire... vite, s'agissant de mon sirop de sureau (recette ici), vu le temps que cela m'avait pris pour détacher les pétales de fleurs ! Je trouve ma dernière recette parfaite à mon goût, je vais l'adopter définitivement, même si la préparation des fleurs est un peu longue et demande une certaine dextérité ainsi qu'une grande patience ! En fait, avec l'expérience, on finit par savoir quelles sont les fleurs à maturité parfaite qu'il faut cueillir, c'est l'essentiel, ainsi les pétales se détachent facilement et il n'y a pas trop de perte, à part de patience !


dimanche 6 juin 2010

le sureau dans tous ses états (presque)

Le sureau noir (Sambucus nigra) est un arbuste ou arbrisseau) dont j'utilise beaucoup les fleurs et les fruits !
DESCRIPTION
Assez commun en Europe, dans les bois, les haies, aux abords des habitations, dans les jardins, même, où on le plantait comme porte-bonheur, le sureau noir (de la famille des Caprifoliacées) peut atteindre jusqu'à 6m de haut. Son écorce rugueuse et grisâtre est couverte de lenticelles liégeuses, ses gros rameaux assez épais renferment une moelle blanche. Ses feuilles opposées sont composées de 5 à 7 folioles ovales, à bord dentelé, munies d'un petit pétiole, elles sont d'un beau vert intense et marquées de nervures sur les deux faces. Ses petites fleurs blanches à cinq pétales soudées s'étalent en grosses corymbes aplaties et s'épanouissent en été, suivies de baies noires globuleuses juteuses, en grappes dirigées vers le sol.
Il faut les distinguer de celles, dressées vers le ciel, du sureau hièble (Sambucus ebulus), toxique. Attention, au moment de la cueillette, au risque de confusion.
******************
UTILISATION CULINAIRE du sureau noir
Les fleurs du sureau noir peuvent être utilisées en beignet, gâteau, sirop, ou encore pour parfumer des vinaigres ou des boissons. Leur odeur varie fortement d'un arbuste à l'autre, allant d'un parfum agréable d'odeur de gâteau chaud jusqu'à... une senteur plutôt désagréable rappelant, pour certains, le pipi de chat !!! Sans comparer ce qui n'est pas comparable, je reconnais que certaines fleurs ne sentent pas bon, je les "renifle" toujours sur l'arbuste avant de cueillir ! Je les aime beaucoup en beignets et en gâteau. Et le sirop que j'en fais est plutôt délicieux et rafraîchissant !
Les baies mûres ne sont pas d'un goût agréable crues, elles seraient même nauséabondes et vomitives à forte dose. Mais transformées en confiture ou en gelée (*) d'une magnifique couleur noir violet, je les trouve plutôt agréables en goût. Comme elles contiennent beaucoup de pectine, je les mélange volontiers avec les mûres pour raffermir cette confiture-là, car je n'utilise jamais le sucre spécial confiture ni d'acide citrique, l'un et l'autre dénaturant, à mon palais, le goût des fruits, sans compter que je n'aime pas la consistance que le sucre spécial confère à la préparation finale. Vous trouverez sous les billets précédents concernant le sureau (cf. libellés, v° sureau) mes recettes de :
beignet de fleur de sureau...
... confiture ou gelée "sureau" 100% ou associé à d'autres sauvages 

Pour certaines préparations, il faut séparer les pétales de la partie verte de la corymbe, afin de ne conserver que le parfum des fleurs sans avoir le goût trop végétal des parties vertes de la tige. Je pratique ainsi, notamment, pour le sirop. C'est un travail fastidieux, qui prend un peu de temps, mais le jeu en vaut la chandelle, le goût est ainsi beaucoup plus subtil ainsi que le parfum. Ici, on voit bien les cinq pétales soudées de cette toute petite fleur, je les trouve très jolies, sur une belle chevelure noire, c'est féerique !
 
 
Sauf pour les beignets où la tige est bien utile pour tremper les fleurs dans la pâte et la friture, je n'utilise les fleurs qu'ainsi préparées ; pour un gâteau au sureau, on peut aussi y mélanger un peu de gelée de sureau, cela donne un gâteau à la couleur du chocolat, avec un goût très fruité. A manger avec une glace au citron vert, c'est tout simplement délicieux. Crème glacée, gâteau, confiture, vous trouverez dans ce blog mes recettes en recherchant dans les libellés. Ici, le gâteau a été préparé à la va-vite mais il m'a étonné par son moelleux ! Pour le contenant, j'ai attrapé le premier moule qui m'est tombé sous la main, un moule à savarin, mais ce serait mieux dans un moule rond normal !
INGREDIENTS
-une 30aine de corymbes dont on n'aura récupéré que les pétales comme expliqué ci-dessus;  
-4 oeufs (jaunes et blancs séparés),
-2càs de farine
-1càs de maïzena;
-2càs de sucre semoule,
-2càs de gelée de sureau,
-2càs de sucre glace,
- quelques gouttes de jus de citron
- un peu de beurre fondu pour le moule
PREPARATION ET CUISSON
- mélanger les jaunes d'oeuf et le sucre pour faire mousse
- ajouter la farine en mélangeant au fouet à main
- ajouter la maïzena
- ajouter les blancs d'oeuf monté en neige ferme, en deux étapes : un peu au départ pour détendre un peu le mélange puis le reste, en mélangeant doucement au fouet à main pour obtenir une pâte bien homogène
- ajouter les pétales fleurs et la gelée de sureau, bien répartir dans le mélange
- verser dans le moule et cuire à 180° pendant environ 40mn. Laisser tiédir avant de démouler.
Avec une crème glacée au citron vert, c'est trop bon !

Sirop de fleurs de sureau
INGREDIENTS : 1l d’eau pure - 1kg de sucre cristallisé - 50 corymbes de fleurs - 2citrons
PREPARATION ET CUISSON :
- détacher les fleurs des membranes formant la corymbe ;
- faire macérer ces pétales de fleurs dans l’eau mélangée au sucre, avec les citrons (sans le zeste mais avec le ziste (partie blanche de la peau), coupés en morceaux), au frais, pendant 1 ou 2 jours ;
- cuire à la façon d’une confiture pendant 20 mn ;
- filtrer et mettre en bouteille stérilisée au préalable (j’utilise des bouteilles à vis. Une fois la bouteille remplie, je ferme et la retourne jusqu’à complet refroidissement, ce qui permet de finir la stérilisation si on n’a pas pris les précautions nécessaires).
Ci-dessous, pour le plaisir des yeux, encore des photos de cet arbuste que j'aime bien !
 

  


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