... cueilli virtuellement avec mon appareil photo pour vous, chers lecteurs fidèles, en direct de mon jardin, en ce matin calme insolite d'un mois de mai où, d'un bout à l'autre de la planète, les populations vivent quasiment au même rythme, celui du confinement.
Pas sauvage, certes, mais d'un petit pot qu'on m'a offert il y a deux ans, ce muguet s'est bien multiplié à l'endroit où je l'ai enterré sous un photinia, pour ma plus grande satisfaction. Plus besoin d'aller au bois pour le traditionnel bouquet à offrir à ceux qu'on aime, surtout qu'ici, en Bretagne, je n'ai pas encore trouvé de "coin" à muguet... Cette année, en tout cas, pour l'exploration, c'est raté, je ne cours nulle part d'ailleurs, alors que c'est la pleine saison de la cueillette sauvage.
Nous sommes le 1er mai d'une année que j'espérais 20/20 mais qui s'achemine plutôt vers un vain/vain... Restons chez nous, en patientant pour des jours meilleurs et en pensant à ceux qui ne peuvent pas faire autrement pour nous assurer un minimum de bien-être en ces temps difficiles. Et bon courage à ceux qui continuent de travailler à l'extérieur, qui attendent de pouvoir reprendre leur activité, qui espèrent en un avenir plus certain pour un retour à une vie qui corresponde à leur souhait d'une nouvelle "normalité" à défaut d'être celle "d'avant" (?)... Et laissons les adeptes de l'uchronie facile et inconsidérée délirer tout seuls dans leur coin, pourvu qu'ils ne polluent pas trop les ondes. Franchement, je préfère le "wait and see" avec les moyens du bord car à mon humble niveau, je ne puis que me fier aux recommandations de nos éminences grises, même si, parfois, je trouve leurs idées bien courtes... Confiance ou pas, je ne me pose pas de questions auxquelles je ne puis répondre avec ma petite cervelle d'oiseau, je me contente de me comporter d'une façon raisonnable (et raisonné !) où le bon sens semble me mener devant des choix dont je ne connais pas assez les tenants et les aboutissants pour me persuader qu'ils seront les bons à l'heure dite... Jamais la liberté ne m'a paru autant s'arrêter pour moi là où elle commence pour les autres : celle de ne pas être contaminés. Quant à celle d'être contaminée... J'en appelle au sens de la responsabilité des autres. S'il y a un domaine où la réciprocité doit préexister, c'est bien celui-ci.