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Dernier memo en date :
30 janvier 2016
Chers amis lecteurs, en attendant que je reprenne un par un les billets de ce blog dont certains lecteurs m'ont signalé qu'il était illisible car parfois écrit jaune sur blanc (*), je suis encore dans les temps pour vous souhaiter une très belle année 2016... Lire la suite ici http://bellessauvagesetplus.blogspot.fr/2016/01/blog-en-cours-de-restauration-non-non.html

samedi 12 juin 2010

mauve royale (écho du jour à Nicolas)


En parlant sur son blog de cette magnifique plante qui porte bien son nom, Nicolas(sauvagement-bon) m'a donné envie de publier un petit billet sur elle. J'en prends des photos à longueur d'année, tellement elle est belle.
 

DESCRIPTION
La mauve royale (lavatera arborea  L., avant la révision taxonomique de 1998, où elle a pris le nom de Malva dendromorpha), de la famille des Malvacées, est une plante arbustive très robuste. Ses tiges se lignifient à la base, elles sont un peu poilues en début de croissance, puis deviennent glabres, tout comme le feuillage, d'abord velouté puis lisse. Grandes feuilles circulaires, palmatilobées, légèrement dentées, sur longs pétioles. Grosses fleurs rose pourpre pouvant atteindre 4cm de diamètre, avec calicule à pièces aussi longues que les sépales du calice et pétales chevauchantes, regroupées à l'aisselle des feuilles supérieures. Les fruits sont formés en groupes d'akènes poilus ou glabres, en cercle, à l'intérieur du calice qui persiste. On les appelle couramment les "fromageons" en raison de leur forme.
Comme ses cousines de la famille des malvacées et du genre Althaea (la guimauve (Althaea officinalis) par exemple), cette plante aime les sols salés, littoraux ou intérieurs, elle est fréquente dans l'ouest de la France, naturalisée ou adventice ailleurs, son habitat de prédilection étant le bord de mer, sur sol caillouteux, falaises, rochers, le long des haies et quelquefois sur friches. Largement domestiquée, on la trouve souvent dans les jardins, à l'instar de ses hybrides de jardinerie, les différentes sortes de lavatère, des arbustes magnifiques, très florifères même si ses fleurs sont assez éphémères (*).
ATTENTION : dans cette famille, la lavatère maritime (Lavatera maritima) est protégée à l'échelle nationale. C'est une plante ligneuse buissonnante, d'environ 1m. Elle pousse sur les sols rocailleux, les éboulis calcaires, elle présente un feuillage gris cendré, les feuilles au sommet étant plus anguleuses que celles de la base, des fleurs abondantes rose tendre ou bleuâtre, avec une large macule violacée.
La photo ci-dessus est empruntée à http://mglebrusc.free.fr
base de donnée "eflore" http://www.tela-botanica.org
UTILISATION CULINAIRE
Comme toutes les mauves, la mauve royale (feuilles, fleurs et fruits) est comestible crue ou cuite. Les feuilles contiennent beaucoup de mucilage. Les fleurs sont plutôt décoratives, et les fruits, appelés "fromageons" croquent délicieusement sous la dent comme des noisettes encore séveuses.

En pleine végétation, la taille des feuilles est assez impressionnante.

Mais l'arbuste devient prend vite un aspect assez triste dès que ses feuilles jaunissent, et elles fanent vite, il suffit d'un temps trop chaud ou trop humide, difficile, cette altesse ! Sans compter que ses fleurs non plus ne durent pas longtemps, ce qui lui donnent souvent cette allure dégingandée dès qu'elle fructifie (ci-dessous).

Les fruits dits "fromageons". A croquer tels quels, comme des noisettes !
Evidemment, en Bretagne, la mauve royale est très présente sur tout le littoral.

(*) Pour les lavatères arbustives, vivaces, il faut veiller à les tailler sévèrement tous les printemps si on veut qu'elles vivent très longtemps (de 10 à 20 ans !). J'ai eu des réticences à les tailler de la sorte alors qu'elles fleurissaient même jusqu'à fin décembre, et mes magnifiques arbustes, qui sont devenus énormes au bout de la deuxième année, ont fini par "mourir" la quatrième, alors que toutes les boutures que j'ai données aux voisins se portent à merveille, notamment celles du jardin d'Anne, mon amie disparue récemment dans sa 50ème année. Elle avait écouté les conseils des professionnels et ratiboisait ses arbustes tous les ans. Du coup, chaque fois que je passe devant chez elle et que je vois ces "clones" de mes lavatères, j'ai un doublement pincement au coeur, un pour elle, emportée trop vite par ce sale crabe, un pour mes lavatères réduites en cendres depuis longtemps alors que je leur avais donné tant de soins pendant quelques années...
Les photos ci-dessous sont dédiées à la mémoire d'Anne, dont j'aimais bien les visites impromptues quand je jardinais. Elle arrivait avec les enfants qu'elle gardait, quelquefois quatre sur une poussette qu'elle avait aménagée de façon fort ingénieuse pour pouvoir les caser tous dedans et dessus !
 

Voilà, après avoir été luxuriantes pendant quatre ans, toutes mes lavatères ont rendu l'âme car je n'ai pas voulu les tailler très courts à chaque printemps comme préconisé. Au départ, j'avais un arbuste seulement. C'est une plante qui se bouture tellement bien que la moindre tige plantée dans le sol repart en arbuste en quelques mois ! J'en ai mis dans tous les jardins, devant, derrière, de la première maison, j'en ai donné aussi aux amis du coin. Celles qu'on voit sur les photos ci-dessus( dans le jardin arrière de la première maison) sont parties de boutures d'une cinquantaine de centimètres, leur floraison est spectaculaire, mais je n'ai pas beaucoup de photos, n'étant jamais sur place au bon moment, ou alors passant mon temps le sécateur à la main ! D'ailleurs, c'est toujours avec un peu de chagrin que je regarde les photos de mes jardins. Depuis presque dix ans, j'ai l'impression de leur consacrer énormément de mon temps de loisir et une somme incommensurable d'énergie pour un résultat plutôt décevant. N'habitant pas sur place, c'est toujours la désolation quand j'arrive, avant de pouvoir prendre une photo correcte d'un jardin à nouveau "présentable". Entre le vent, les mauvaises herbes, les tailles qui ne sont pas faites au bon moment (pour certaines plantes, ça ne pardonne pas), les fleurs fanées qui ne sont pas enlevées et pompent la vigueur des plantes qui s'étiolent alors misérablement, celles qu'on me vole pendant mon absence, le gel qui sévit peu mais d'une façon impardonnable, cette année, j'ai eu un sacré coup de blues... La moitié des plantes qu'on voit sur les photos ci-dessus n'existent plus pour toutes ces raisons, alors que j'y ai mis tout mon coeur, ma patience et du travail... Et pour peu, cela redeviendrait vite une friche...
En tout cas, ce n'est pas le lierre sur le toit de tuiles que je vais pleurer ! Nous sommes en effet aussi propriétaires, maintenant, de cette grange et de la maison qui va avec. On a donc sévi, avec quand même un sacrifice : j'ai dû éradiquer les actinidias, magnifiques, qui commençaient à bien donner en kiwis, ainsi que le viorne boule de neige, devenu immense, que j'avais plantés tout au long de ce toit en ruine, justement, pour le masquer de notre vue... On ne savait pas, à l'époque, qu'on allait aussi acheter cette petite propriété qui jouxte la nôtre d'une façon idéale pour s'agrandir, les deux maisons étant contemporaines l'une de l'autre, on dirait presque des jumelles. Leur état aussi !!! Quand je pense qu'il y a à peine dix ans, on trouvait encore des habitations pareilles, sans aucune commodité ni équipement à l'intérieur... La première maison était encore en terre battue au sol... Les occupants ont vécu à huit dedans, pour une maison d'à peine plus de 50m² au total avec les deux niveaux... Même en y rapondant les deux petites crèches qui formaient un L avec elle, on n'est pas arrivés à 60m². Pour un pied à terre pour deux, c'était peut-être suffisant, mais pour recevoir des amis c'était plutôt raté ! C'était donc une belle aubaine que la propriétaire de la deuxième maison eût dû vendre pour payer son logement dans le foyer de retraite, et que l'offre nous eût été faite directement, par amitié de son cousin avec qui nous avons sympathisé, avant toute publicité. Car, il ne faut pas s'y tromper, ces petites maisons en bordure de mer, même s'il y a tout à faire dedans, partent comme des petits pains. Tout dépend ensuite, évidemment du prix, vu qu'ici on paie le bord de mer et la vue sur elle, avant tout... Bah, quelquefois, submergés de boulot ici et devant gérer à distance les entrepreneurs récalcitrants, je me demande quand même quelle mouche nous a piqués, alors que, aux alentours, un peu plus dans les terres, il y a, pour le même prix, de superbes longères, des fermes déjà habitables, de très grande surface...
Mais pas d'états d'âme, yapluka subir à nouveau les affres de la restauration et des entrepreneurs à gérer à distance : un an et demi, entre le devis et l'achèvement des travaux pour la crèche de la deuxième maison, de moins de 15m²..., qu'est-ce que ça va être quand il s'agira de la maison elle-même, juste à peine plus grande au sol..., où, comme pour la première maison, il faudra faire venir l'eau, remettre l'électricité aux normes, isoler, installer tous les équipements, à commencer par l'assainissement... J'avais promis à Anne de venir rapidement nous établir dans son coin, bientôt... Même dans un an ou deux, c'est déjà bien trop tard pour elle, hélas...
A ta mémoire, Anne, je publie cette photo de la floraison de l'une de mes lavatères mauves (défunte aussi), dont les arbustes qui agrémentent maintenant l'entrée de ta ferme où nous passons quelquefois encore en visite à tes survivants, sont les "clones"...

8 commentaires:

  1. Wouauh!!! je vois que tu as changé tout le décor!! c'est pour ça que j'ai mis plus de 12 heures avant de pouvoir accéder au billet?
    Je ne savais pas que c'était de la mauve, quand j'étais plus petit, au collège en Espagne, on mangeait aussi les "fromageons" sauf qu'on les appelait "quesitos"!

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  2. Ils sont plutôt jolis, tes jardins, de quoi tu te plains ?! Moi aussi, j'adore les lavatères, un vrai feu d'artifice quand elles sont en fleurs. En plus, ce n'est pas une plante compliquée, de celles qu'on dit faciles à vivre. Quant à toutes les mauves, à commencer par la guimauve, il suffit d'entendre parler ma mère et, avant elle, ma grand-mère pour être convaincus de toutes leurs vertus !!! Tu fais quoi avec, en cuisine ?
    Mado
    Il va falloir que je m'habitue au nouveau look de ton blog, mais c'est pas mal, plus aéré...

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  3. Voilà que moi aussi je tombe dans un phénomène d'actualité, le relooking de tout !!! En fait, ça faisait longtemps que je voulais essayer un autre modèle pour ce blog que je ne trouve pas très pratique en lecture car trop étroit, j'aurais bien voulu pouvoir créer mon propre modèle, mais je ne sais pas faire !!! Celui-ci me semblait bien, très simple, mais le problème c'est que toutes les couleurs sont prédéfinies, du coup, ça prend un temps fou pour "personnaliser", je me suis aussi aperçue que ce qui était, depuis le début du blog en couleur orange très claire sur fond gris, est devenu quasiment invisible avec ce fond vert vert !!! S'il faut en plus que je révise billet par billet, je ne suis pas sortie de l'auberge !!!
    - C'est curieux, CitronVert, que d'un bout à l'autre du globe, on a presque les mêmes idées... Quesitos, ça veut bien dire fromage, non ?
    - Pour cuisiner les feuilles de mauves, Mado, quand elles sont aussi grandes, je les farcis à la façon des feuilles de chou, sinon en soupe ou en gratin façon épinard, c'est très bon aussi, dommage que je n'aille pas tout de suite dans ma Bretagne, car en ce moment, avec mon mal de gorge, ce mucilage m'aurait été bien précieux, c'est une merveilleuse plante médicinale !

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  4. Il y en a pas mal en bretagne
    Corrige moi si je me trompe mais on peut faire sécher les racines ( une fois bien lavées ) puis les broyer pour en faire de la " guimauve "
    Superbe ton billet ..
    Je te souhaite une agréable semaine
    A++Sacha

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  5. Très joli ton nouveau "look", enfin je veux dire celui de ton blog!!!
    J'ai envie d'essayer le sirop de fleurs de sureau, quand aux lavatères, j'attendrai un peu. C'est fou comme tu nous donnes envie d'essayer ces recettes peu ordinaires...
    Bonne journée et bonne chance pour la restauration de ta nouvelle acquisition!!!!

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  6. - Oh, je sens de la moquerie, hein, Enitram !!! Je vais aller sur place la semaine prochaine, mais plutôt pour recevoir des meubles dans une maison que j'ai dû... louer à l'année, en plus de mes pentys, pour recevoir des amis de passage à l'occasion !!!
    - Miam, la guimauve, Sacha !!! J'ai fait un tout petit billet en complément pour toi !

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  7. C'est un très joli billet et un très bel hommage à ton amie :-) Moi aussi j'adore les lavatères et grâce à toi, je sais maintenant que c'est de la mauve. J'en avais dans mon jardin du temps où j'habitais en région parisienne. Tu viens de me faire penser qu'il fallait absolument que j'en mette dans mon nouveau jardin !

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  8. N'oublie pas de les "rabattre" tous les ans, même si c'est un crève-coeur de tailler très très court un arbuste !!! Ici, en IDF, j'en ai un qui végète depuis dix ans dans un pot, le pauvre ! C'est quand même résistant...

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